Dès les premières phases de conception, le CSEM s’attaque à un défi central : développer des modules solaires bien plus légers que ceux du marché, directement intégrés aux ailes et à l’empennage. Grâce à son savoir-faire en matériaux, il met aussi au point un encapsulant, c’est-à-dire une couche de protection, pour maintenir les performances des cellules solaires malgré des conditions d’ensoleillement, de froid et de vibrations extrêmes. « Nos ingénieurs ont produit et installé plus de 20 m2 de modules solaires flexibles ultralégers, avec une qualité de surface identique au reste de la structure », explique Matthieu Despeisse, Group Leader Sustainable Energy au CSEM. Testés dans des conditions exigeantes, ces modules ont déjà alimenté plus de 100 heures de vol, dont le récent record.
Côté batteries, le CSEM contribue à définir l’approche technologique du projet. Dans le cadre d’un programme soutenu par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), il compare les batteries lithium-ion actuelles à des solutions plus légères, comme le lithium-soufre et le lithium-silicium, et met en évidence un potentiel de réduction de masse d’environ un tiers. Ces résultats continuent d’orienter les choix de conception et ouvrent la voie à des packs de batteries allégés pour les prochaines étapes du projet. Le CSEM a également investi dans une salle sèche de pointe, indispensable au développement sécurisé de ces technologies sensibles. « En aviation, la densité énergétique est un facteur clé : chaque gramme compte, surtout lorsque l’on vise la stratosphère. Nous veillons à ce que les batteries restent légères, performantes et sûres », explique Andreas Hutter, Group Leader Sustainable Energy au CSEM.